Association K – La voix des institutions culturelles

Photo Charles Ellena

Discours lors de la conférence de presse 21 février 2020

Mit einer weltbekannten französischen Hip-Hop Band nach dem Konzert morgens um 4h im damaligen Laser Quest Räuberli und Police spielen. Fri-Son gegen IAM. Als Security noch mit schmächtigen, schlaksigen jungen Buben wie mir damals gestellt werden konnte, hatte ich einige Jahre einen Wochenendjob als Türsteher im Fri-Son. Und damit so viel erlebt und kennengelernt. Wie eben zum Beispiel mit den Rappern IAM.

Was sich in einer Nacht im April 94 abgespielt hat, ist exemplarisch dafür, was für mich das kulturelle Angebot in Freiburg als Jugendlicher geboten hat, wie für mich die reichhaltige Freiburger Kulturszene das Tor zur Welt wurde. Und die wichtigste Tür zu der Partnersprache.

Auf dem Land aufgewachsen und ohne wirklich die Welt gesehen zu haben, waren für mich Fri-Son, Bad Bonn, Belluard oder Das FIFF – um nur einige zu nennen – echte Goldgruben. Zahlreiche Konzerte, Filme, Ausstellungen und Performances mit Weltformat wurden mir vor die Haustüre getragen. Dafür, dass wir ein so kleiner Ort sind, haben wir ein unglaublich reichhaltiges kulturelles Angebot.

Und die Kulturszene ist es auch, die vermag, einander die Partnersprache näher zu bringen. Langjährige Freundschaften mit Menschen von der anderen Seite des Röschtigrabens sind entstanden.

Mesdames, Messieurs, chers journalistes, Monsieur le Chef du Service de la Culture, cher Philippe, je me réjouis de votre présence ici aujourd’hui.

C’est un grand honneur pour moi de présider l’association des institutions culturelles professionnelles et de pouvoir aujourd’hui m’adresser à vous.

Les temps ont changé. L’offre est devenue encore plus riche. Davantage d’acteurs sont présents. Plus de festivals, plus d’institutions culturelles. Plus d’événements en général. Et nous sommes à un point où nous pouvons nous permettre de nous demander comment faire évoluer les choses.

La nouvelle association Association K, Verein C, a pour but de parler d’une seule voix et de réunir l’ensemble de la scène culturelle professionnelle du canton. Parce qu’on ne saurait trop insister sur l’importance de la culture. En raison de l’ampleur des flux pendulaires vers les centres forts de Lausanne et de Berne, il est difficile pour un lieu comme Fribourg d’être économiquement attractif. Mais nous avons deux avantages majeurs : Les personnes qui travaillent à l’extérieur passent leurs loisirs dans le canton. Et en tant que canton bilingue, nous avons le grand atout de faire le lien entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Ou inversons les choses : considérons donc le fait d’être un canton-dortoir comme une opportunité et concentrons-nous d’autant plus sur la culture. La culture crée de la qualité de vie, elle crée des emplois et est significative d’un point de vue économique.

Nous estimons donc qu’il est capital d’agir ensemble pour être mieux entendus. Et le fait de nous présenter de manière coordonnée nous permet également de mutualiser nos relations avec le canton et les communes et, par exemple, de simplifier la collecte de fonds. Ceci dans le but de permettre aux institutions culturelles de se concentrer sur leur activité principale : une offre culturelle exceptionnelle pour Fribourg !

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